{"id":18407,"date":"2022-05-17T17:30:27","date_gmt":"2022-05-17T15:30:27","guid":{"rendered":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/?post_type=stsp_text&#038;p=18407"},"modified":"2022-06-18T11:12:45","modified_gmt":"2022-06-18T09:12:45","slug":"septembre","status":"publish","type":"stsp_text","link":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/","title":{"rendered":"Septembre"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">Septembre<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Le cano\u00eb file sur l\u2019eau en murmures. La for\u00eat filtre une lumi\u00e8re crue. Tatouages branches sur nos bras nus.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ciel noir de jais. La lune, comme \u00e9clair\u00e9e par un projecteur sur le toit, g\u00e9latine jaune bec d\u2019oie.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Bike-in. Une centaine de personnes assises en rang dans l\u2019herbe du Tempelhofer Feld. Le ciel pour seul \u00e9cran. Lentement le soleil descend jusqu\u2019\u00e0 sortir du champ. \u00c9toiles au g\u00e9n\u00e9rique.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Mon c\u0153ur picote, une porte s\u2019y entrouvre et l\u2019amour s\u2019y engouffre, retour de la mar\u00e9e. Ses yeux, son sourire, ses mains, besoin de lui soudain, courir le retrouver.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Mes doigts sont plumes. Ma peau papier. Mon sang noir de chine dans mon corps encrier.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">D\u2019un ciel pourtant soleil tombent de larges gouttes. Pluie indienne. Mon jean, ma chemise s\u2019impr\u00e8gnent. R\u00e9v\u00e8lent un parfum champ de bl\u00e9. J\u2019offre \u00e0 l\u2019orage mon cou et mes poignets.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Dans le ciel une seule ligne, trac\u00e9e \u00e0 la craie blanche.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Dans la Crellestra\u00dfe pi\u00e9tonne, \u00e9blouie par la rue qui rayonne, je pause, m\u2019assois. Dans la fontaine, parents enfants mollets dans l\u2019eau. Des v\u00e9los se relaient au petit march\u00e9 bio. Au coin la pizzeria. Dans l\u2019air, olives jambon au feu de bois.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Film brillant sur papier souple cartonn\u00e9. Captur\u00e9, r\u00e9v\u00e9l\u00e9, en 10 x 15 emprisonn\u00e9\u00a0: le relief de sa peau. Visage linogravure. T sur le front, comme une signature.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Aujourd\u2019hui je ne mange pas cequilya, ni pain ni \u0153uf au plat, je cuisine. Parfums fr\u00e9quent\u00e9s trop longtemps oubli\u00e9s. L\u2019oreille se remplit de sons familiers. Les bip des plaques, le ding du minuteur, l\u2019eau qui bout, la lame qui tape tape tape sur le bois. Et d\u00e9licieux l\u00e9chage de doigts.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Au rez-de-chauss\u00e9e d\u2019une rue \u00e9troite, une maison en vitrine\u00a0: un grenier d\u2019\u00e9dition. Porte branlante, poign\u00e9e grin\u00e7ante patin\u00e9e. Sol en planches ni ponc\u00e9es ni laqu\u00e9es, grises du temps, sans soleil pour les \u00e9clairer. Sur les murs, de bas en haut jusqu\u2019au plafond, des livres et des cartons. Encombr\u00e9e de mon corps, mon casque, mon sac \u00e0 dos, j\u2019attends l\u2019\u00e9ditrice qui travaille dans le fond.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Je ne sais pas si cette quiche aux blettes sans p\u00e2te \u2013 qui a donc tout d\u2019un flan \u2013 est inf\u00e2me ou d\u00e9licieuse, mais j\u2019en reprends.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Des livres \u00e0 lire, \u00e9crire, traduire, adorer et faire d\u00e9couvrir. Livres o\u00f9 languir, mourir d\u2019amour, d\u2019ennui, de rire. \u00c0 surligner, corner, citer, trahir. \u00c0 oublier, puis \u00e0 relire.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Dehors il pleut. Je fais du tri.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Apr\u00e8s l\u2019avoir traqu\u00e9 sur les r\u00e9seaux. Avoir sonn\u00e9, frapp\u00e9, guett\u00e9 des signes, son v\u00e9lo dans la cour d\u00e9plac\u00e9\u00a0? regonfl\u00e9\u00a0? Apr\u00e8s avoir \u00e9crit aux fr\u00e8res, aux s\u0153urs, march\u00e9 des kilom\u00e8tres d\u2019entrep\u00f4t \u00e0 la recherche du cousin, list\u00e9 qui pourrait dire o\u00f9 il est, s\u2019il va bien. Retrouvailles sur un banc. Comme toujours M. et moi comme si de rien. (Presque).<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Je tourne la molette, tant pis. La flamme dans la chaudi\u00e8re grandit. Les radiateurs gargouillent. Le tapis, les rideaux, la nappe, les torchons se d\u00e9crispent. Le salon se d\u00e9triste. Les plantes s\u2019\u00e9tirent. Je m\u2019\u00e9tire. Ajoute Bougies \u00e0 la liste.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Dans un ciel noir d\u2019orage, bilieux, l\u2019immeuble au sommet de la pente se dresse conqu\u00e9rant, jaune orpiment in\u00e9branlable, galvanis\u00e9 par le couchant.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Le froid br\u00fble les joues, le nez plisse, frissons \u00e0 la racine des cheveux, poings enfonc\u00e9s dans les poches, menton rentr\u00e9, le soleil est tomb\u00e9, en vue th\u00e9 canap\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ciel rose fonc\u00e9 g\u00e9ranium au fond de l\u2019avenue. Debout sur le trottoir, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du caf\u00e9, j\u2019attends fix\u00e9e, magn\u00e9tis\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Dans le train. Le soleil br\u00fble orange avant de s\u2019\u00e9teindre pour de bon. \u00c0 l\u2019arriv\u00e9e, Zurich berc\u00e9e de nuages violets. L\u2019air est doux. Je pense aux jours pass\u00e9s dans la montagne, aux longues fleurs sauvages, au chat tiqu\u00e9. Quai 44, un train y monte dans douze minutes. Je suis Sortie \u00e0 contre-pied.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Au bord du lac, assis c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te sur un muret, jambes pendantes, dos arrondis, \u00e9paule contre \u00e9paule, nos t\u00eates sommets de la cha\u00eene scapulaire, sur nos clavicules cr\u00eates brillent les derniers rayons. Plus bas, dans la caverne de nos ventre, nos os r\u00e9sonnent des mouvements de l\u2019eau. Murmures beige sable, clapotis rouge bateau.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Soleil haut. Ciel bleu. Au sol un \u00e0-plat vert gazon puis un blanc pierre, socle du Pavillon. Debout devant les fa\u00e7ades Mondrian, le doute me monte aux yeux\u00a0: vert gazon ou vert porte\u00a0? blanc pierre ou blanc pilier\u00a0? bleu ciel ou bleu mur\u00a0? \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, un soleil fr\u00eane traverse la baie vitr\u00e9e, grise le sol en mosa\u00efques plastifi\u00e9es. Le cuir des chaises est froid m\u00e9tal. Je m\u2019y allonge, observe le doux des tabourets, le bureau lisse papier, la biblioth\u00e8que de reflets merisier.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Les moteurs grognent, rugissent. Les cils crisp\u00e9s et les mains sur les cuisses je me dis Comme un train. Un train en ligne droite. Un train. Le fauteuil d\u2019un train. D\u2019un train. Train train. Mon train file dans l\u2019air puis quitte la ligne, \u00e0 droite, toute. J\u2019ouvre les yeux. Zurich milliers d\u2019\u00e9toiles.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00c7a br\u00fble au bord, \u00e7a tord, canal en flammes ac\u00e9r\u00e9es. Malgr\u00e9 le ventre lamin\u00e9 je le r\u00e9p\u00e8te jusqu\u2019\u00e0 pouvoir dire je le sais\u00a0: je ne vais pas mourir.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Je porte ma col\u00e8re comme un manteau. Un trench-coat fin \u00e0 m\u00eame la peau.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">En \u00e9quilibre, pointe des pieds sur la chaise, mes ongles griffent le plastique, millim\u00e8tre par millim\u00e8tre, les phalanges tirent, la couette me tombe dans les bras. Redescente \u00e0 l\u2019aveugle, tr\u00e9buche une ou deux fois. L\u2019\u00e9tiquette du pressing me gratte le cou. \u00c0 chaque pas, mon dos s\u2019arrondit. Stop. Remonte le carr\u00e9 mou \u00e0 l\u2019aide du genou. Le couloir, le coude sur la poign\u00e9e de la chambre, un coup de hanche, je l\u00e2che la couette sur le lit, ma t\u00eate, mes \u00e9paules, m\u2019enroule boule.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Malgr\u00e9 le ventre creus\u00e9, les yeux rouge p\u00e2le, je danse. Malgr\u00e9 le gris dehors, le froid dedans, je danse. Je danse la fatigue. Je danse l\u2019\u00e9puisement. Je danse jusqu\u2019\u00e0 sentir le pouls. L\u2019art\u00e8re qui pulse lorsque je tends le cou.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Ambiance Chesterfield, cuirs pr\u00e9tentieux. Plafonds dor\u00e9s, partout des bois. Les cigarettes comme des rubis qui dansent entre les doigts. Mon tabouret dans l\u2019angle, pr\u00e8s du serveur \u00e0 bretelles. Comment vas-tu\u00a0? murmur\u00e9 dans l\u2019oreille. Acteur charmeur. Soupir de joie.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Il est t\u00f4t et sur le v\u00e9lo je ne sens plus mes doigts. Je me souviens d\u2019un mois d\u2019ao\u00fbt aux matins cinq heures trente\u00a0: j\u2019ai dix-huit ans et je pars travailler, porte un bonnet, des gants, une polaire, un k-way. Il fait nuit, et dans la pente pour rejoindre le village, j\u2019ai un peu peur, les chouettes retiennent leur souffle.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Dans la nuit des bords du lac, nos chaises tourn\u00e9es vers l\u2019eau, nous discutons des mots.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">La longue et large Karl Liebknecht Stra\u00dfe, en remontant vers Alexander Platz. Soleil bas, lumi\u00e8re jaune dans le dos, l\u2019air frais mais pas trop. Le froid bient\u00f4t mais pour l\u2019instant, l\u2019automne tient chaud.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Septembre * Le cano\u00eb file sur l\u2019eau en murmures. La for\u00eat filtre une lumi\u00e8re crue. Tatouages branches sur nos bras nus. * Ciel noir de jais. La lune, comme \u00e9clair\u00e9e par un projecteur sur le toit, g\u00e9latine jaune bec d\u2019oie. * Bike-in. Une centaine de personnes assises en rang dans l\u2019herbe du Tempelhofer Feld. Le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"featured_media":18124,"template":"","categories":[50,11],"class_list":["post-18407","stsp_text","type-stsp_text","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","category-issue-22","category-lyrik"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.7 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Septembre - stadtsprachen<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"de_DE\" \/>\n<meta property=\"og:locale:alternate\" content=\"en_US\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Septembre - stadtsprachen\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Septembre * Le cano\u00eb file sur l\u2019eau en murmures. La for\u00eat filtre une lumi\u00e8re crue. Tatouages branches sur nos bras nus. * Ciel noir de jais. La lune, comme \u00e9clair\u00e9e par un projecteur sur le toit, g\u00e9latine jaune bec d\u2019oie. * Bike-in. Une centaine de personnes assises en rang dans l\u2019herbe du Tempelhofer Feld. Le [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"stadtsprachen\" \/>\n<meta property=\"article:publisher\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/Stadtsprachen\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-06-18T09:12:45+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/stadtsprachen.de\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/magazin-22_17-scaled-e1655143048248.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1706\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"2560\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:site\" content=\"@stadtsprachen\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Gesch\u00e4tzte Lesezeit\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"6\u00a0Minuten\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/text\\\/septembre\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/text\\\/septembre\\\/\",\"name\":\"Septembre - stadtsprachen\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/text\\\/septembre\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/text\\\/septembre\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2022\\\/05\\\/magazin-22_17-scaled-e1655143048248.jpg\",\"datePublished\":\"2022-05-17T15:30:27+00:00\",\"dateModified\":\"2022-06-18T09:12:45+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/text\\\/septembre\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"de-DE\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/text\\\/septembre\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"de-DE\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/text\\\/septembre\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2022\\\/05\\\/magazin-22_17-scaled-e1655143048248.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2022\\\/05\\\/magazin-22_17-scaled-e1655143048248.jpg\",\"width\":1706,\"height\":2560},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/text\\\/septembre\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Startseite\",\"item\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Texts\",\"item\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/en\\\/text\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Septembre\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/\",\"name\":\"stadtsprachen\",\"description\":\"\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"de-DE\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/#organization\",\"name\":\"stadtsprachen\",\"url\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"de-DE\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2021\\\/02\\\/cropped-logo_stadtsprachen_taubenblau.png\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2021\\\/02\\\/cropped-logo_stadtsprachen_taubenblau.png\",\"width\":512,\"height\":512,\"caption\":\"stadtsprachen\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/stadtsprachen.de\\\/de\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"},\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/www.facebook.com\\\/Stadtsprachen\",\"https:\\\/\\\/x.com\\\/stadtsprachen\",\"https:\\\/\\\/www.instagram.com\\\/berlinerliterarischeaktion\\\/\",\"https:\\\/\\\/mastodon.social\\\/@BerlinerLiterarischeAktion\"]}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Septembre - stadtsprachen","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/","og_locale":"de_DE","og_type":"article","og_title":"Septembre - stadtsprachen","og_description":"Septembre * Le cano\u00eb file sur l\u2019eau en murmures. La for\u00eat filtre une lumi\u00e8re crue. Tatouages branches sur nos bras nus. * Ciel noir de jais. La lune, comme \u00e9clair\u00e9e par un projecteur sur le toit, g\u00e9latine jaune bec d\u2019oie. * Bike-in. Une centaine de personnes assises en rang dans l\u2019herbe du Tempelhofer Feld. Le [&hellip;]","og_url":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/","og_site_name":"stadtsprachen","article_publisher":"https:\/\/www.facebook.com\/Stadtsprachen","article_modified_time":"2022-06-18T09:12:45+00:00","og_image":[{"width":1706,"height":2560,"url":"https:\/\/stadtsprachen.de\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/magazin-22_17-scaled-e1655143048248.jpg","type":"image\/jpeg"}],"twitter_card":"summary_large_image","twitter_site":"@stadtsprachen","twitter_misc":{"Gesch\u00e4tzte Lesezeit":"6\u00a0Minuten"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/","url":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/","name":"Septembre - stadtsprachen","isPartOf":{"@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/stadtsprachen.de\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/magazin-22_17-scaled-e1655143048248.jpg","datePublished":"2022-05-17T15:30:27+00:00","dateModified":"2022-06-18T09:12:45+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/#breadcrumb"},"inLanguage":"de-DE","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"de-DE","@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/#primaryimage","url":"https:\/\/stadtsprachen.de\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/magazin-22_17-scaled-e1655143048248.jpg","contentUrl":"https:\/\/stadtsprachen.de\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/magazin-22_17-scaled-e1655143048248.jpg","width":1706,"height":2560},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/text\/septembre\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Startseite","item":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Texts","item":"https:\/\/stadtsprachen.de\/en\/text\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Septembre"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/#website","url":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/","name":"stadtsprachen","description":"","publisher":{"@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"de-DE"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/#organization","name":"stadtsprachen","url":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"de-DE","@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/stadtsprachen.de\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/cropped-logo_stadtsprachen_taubenblau.png","contentUrl":"https:\/\/stadtsprachen.de\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/cropped-logo_stadtsprachen_taubenblau.png","width":512,"height":512,"caption":"stadtsprachen"},"image":{"@id":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/#\/schema\/logo\/image\/"},"sameAs":["https:\/\/www.facebook.com\/Stadtsprachen","https:\/\/x.com\/stadtsprachen","https:\/\/www.instagram.com\/berlinerliterarischeaktion\/","https:\/\/mastodon.social\/@BerlinerLiterarischeAktion"]}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/wp-json\/wp\/v2\/stsp_text\/18407","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/wp-json\/wp\/v2\/stsp_text"}],"about":[{"href":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/wp-json\/wp\/v2\/types\/stsp_text"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/wp-json\/wp\/v2\/stsp_text\/18407\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18486,"href":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/wp-json\/wp\/v2\/stsp_text\/18407\/revisions\/18486"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18124"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18407"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/stadtsprachen.de\/de\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18407"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}